lundi 30 décembre 2013

Convertir un Raid1 Btrfs en Raid5

Toujours un peu joueur dans l'âme, j'ai monté il y a peu de temps un Raid1 natif avec Btrfs (donc sans LVM). Je dois avouer que ça fonctionne plutôt pas mal pour le moment. Le seul problème reste la sortie de df qui indique la taille totale des disques, alors que ça devrait être la moitié pour ce type de Raid. Une fois qu'on le sait, c'est moins génant.

Mais comme je suis encore plus joueur, j'ai décidé d'acheter un disque de 3T de plus et de switcher en Raid5. Je n'ai pas trouvé rapidement de solution pour le faire (et encore moins en français). Après avoir créé les bonnes partitions sur le disque, voici la procédure :

   # on formate la partition
   mkfs.btrfs /dev/sdXY
   # on ajoute la partition au raid existant
   btrfs device add /dev/sdXY /mount/path/
   # on converti en raid5
   btrfs balance start -dconvert=raid5 -mconvert=raid5 /mount/path/

Je vous conseille de lancer ça dans un screen, ça prend du temps. On peut vérifier que tout se passe bien via la sortie de dmesg (elle indique les extends qui sont déplacés). Deux commandes utiles également :

   btrfs fi show
   btrfs fi df /mount/path/

Vous verrez progressivement les données passer de Raid1 à Raid5, tout ça à chaud, le système de fichiers toujours accessible. C'est pas classe ?

vendredi 4 décembre 2009

Connexion conditionnelle à un hôte

Il peut être des situations où il serait utile d'utiliser un seul nom d'hôte et de se retrouver sur une machine ou sur une autre, en fonction de l'endroit d'où on essaye de se connecter.

C'est le cas pour moi avec mon laptop. Mes documents sont disponibles à deux endroits différents, via sftp. Dans le cas présent, une Dédibox et un serveur chez moi. Le contenu des deux est identique (synchronisation bidirectionnelle avec Unison).

Quand je suis à l'extérieur, il est plus intéressant d'y accéder via la Dédibox (100Mbps dans les 2 sens), alors que chez moi, c'est évident beaucoup plus rapide par le réseau local. Je me suis creusé un peu la tête pour trouver comment accéder à mes documents de la manière la plus optimisée possible. Je me suis donc bricolé un fichier .ssh/config qui me permet de faire ça :

Host partage
	ProxyCommand sh -c "nc -q 0 serveur.local %p || nc -q 0 dedibox %p"
	StrictHostKeyChecking no

Je déclare ici un hôte ssh. Ainsi, quand je tente de me connecter à partage, la ProxyCommand est exécutée. Elle tente une connexion à serveur.local. Le suffixe .local dira quelque chose aux personnes qui utilisent Avahi. Si la résolution (ou la connexion) échoue, c'est que je ne suis très probablement pas sur mon réseau local et c'est alors une connexion sur ma Dédibox qui est effectuée. Le paramètre StrictHostKeyChecking permet de ne pas vérifier les clés. Oh oui, je sais, ce n'est pas bien mais étant donné que pour un nom d'hôte, on peut avoir deux clés différentes (puisque deux serveurs), je n'ai pas trouvé comment me passer de ça.

Je n'ai plus eu qu'à configurer Gnome pour monter des partages en sftp vers l'hôte partage, et le tour est joué!

lundi 16 novembre 2009

Copie efficace sur le réseau

Petite astuce bien geek pour le premier billet depuis des lustres.

Il peut s'avérer utile de copier un grand nombre de données via le réseau (ça m'est arrivé ce week-end). Si on veut conserver les droits, on oublie tout de suite la commande scp (à moins que quelqu'un dans l'assistance me donne la solution). On va donc s'appuyer sur la commande tar et faire tout ça en live.

Tout d'abord, sur la destination, on lance la commande suivante :

# nc -l -p 10000 | tar xvf -

Ce qui aura pour but d'écouter sur le port 10000 et d'envoyer tout le contenu à la commande tar.

Il suffit ensuite d'exécuter sur la source :

# tar cf - <liste des fichiers/répertoires à copier> | nc <destination> 10000

Et voilà, le transfert à la vitesse de l'éclair. Par contre, évidemment, la procédure n'est pas du tout sécurisée d'un point de vue confidentialité (ca transite en clair sur le réseau).

A vous de voir...

mardi 30 décembre 2008

Conseil d'ami

Un petit conseil rien qu'entre nous. Ne lancez jamais un tune2fs -I 256 /dev/sd[a-z][x] à moins d'avoir beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup, tellement beaucoup (bon bref, vous avez compris) de temps devant vous, et une autre activité que l'ordinateur.

Ça fait 24 heures que le mien est lancé, et je sais toujours pas combien de temps il me reste.

Heureusement que j'ai le laptop mais aussi Douglas (bien que ce dernier me donne des courbatures).

Edit du 13 janvier : Ça vient de se terminer. Il aura fallu tout de même 15 jours pour un disque de 320Go (dont 260 utilisés). Soyez prévenus.