A l'heure où vous lisez ces lignes, la migration est complètement réalisée et ce blog est hébergé sur la nouvelle dedibox. Tout est basculé, du web au mail en passant par le serveur dns.

Premier constat par rapport à l'ancienne version, les performances sont globalement les mêmes. Je n'ai clairement pas vu de différences. Deux ans séparent les deux machines. Certains pourront trouver cela bizarre que la configuration n'évolue pas réellement. Je rappelle que le changement principal réside dans le prix. On est ici sur une offre à 15 euros HT par mois, soit la moitié de la précédente offre. On peut donc accepter cette stagnation de la puissance fournie.

Toujours concernant la configuration, la nouvelle architecture se base sur un processeur Nano de Via. De ce qu'en dit lspci, la quasi totalité des composants proviennent de la firme. Fait amusant, la carte réseau (enfin plutôt les deux cartes réseaux) est par contre ... une Intel. Il s'agit du second point remarquable de cette dedibox v3 : elle dispose du Gigabit Ethernet. Et pour avoir fait certains tests, ça marche vraiment. Concernant le matériel, on peut être étonné d'y trouver une carte son intégrée. Vous pensez qu'on peut distraire les techniciens en salle système ?

Concernant les points négatifs. Les machines ne disposent toujours que de 160 Go de disque dur. Si ça peut être largement suffisant pour un simple serveur, ça commence toutefois à faire juste lors que ce même serveur sert de sauvegarde (pour information, j'utilise Unison). A propos de ce disque dur, le bug de gestion de l'apm est présent. Le disque se met donc trop souvent en veille, entrainant une usure trop rapide de celui-ci. Je vous conseille donc de mettre le paramètre de gestion de l'apm du disque à 255 (hdparm -B 255 /dev/sda).

Ensuite, l'IPv6. Free a été le premier fournisseur d'accès à en fournir en masse à ses clients. Par contre, on ne peut pas en dire de même sur leurs serveurs. Ainsi, les dedibox V2 étaient limitées à ... une seule adresse de ce type. C'est quand même très juste. Il ne s'agissait pas d'une limite technique mais bien d'un choix politique. Il aurait été intéressant d'obtenir au moins une plage d'adresse. Pour la V3, c'est encore mieux puisque l'IPv6 n'est même pas encore disponible. En écrivant sur les newsgroups, la réponse ne s'est pas fait attendre : c'est prévu. Par contre, aucune information sur quand, ni combien d'adresses seront disponibles aux clients.

Dernier point, la console à distance via l'ipmi. J'avoue que c'est l'une des nouveauté qui m'a fait prendre cette nouvelle offre. Etant un adepte de la recompilation du kernel aux petits oignons, il est toujours hasardeux de relancer un nouveau noyau à l'aveugle. Aucun moyen de savoir la cause d'un kernel panic si on n'est pas devant une console (bien que netconsole puisse aider grandement). J'ai malheureusement était surpris de voir que l'interface réseau de la carte ipmi pointe sur une adresse ip privée. Impossible donc d'y accéder à distance. Malgré ce qui est écrit sur le site, il n'est donc pas possible de se servir de ce service. Même réponse qu'à l'habitude, ce n'est pas encore prêt, veuillez attendre ... quand ça sera prêt. Bravo la communication !

Autre point anecdotique, la console de récupération est maintenant à jour. Elle supporte donc l'ext4. Point positif. Par contre, elle tourne sur un noyau i386. Il est donc impossible d'installer un système en amd64 à l'aide de debootstrap comme ça pouvait être le cas sur les générations précédentes. Pas cool pour le bidouilleur que je suis, qui n'aime pas trop les installations toutes prêtes fournies dans ce genre d'offre.

Bref, la v3 n'est qu'une évolution de la précédente version. La seule révolution tient dans son prix. Elle deviendra réellement intéressante quand l'IPv6 et l'ipmi seront de la partie.